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Dimanche 22 mars, Vincent Bouget (Parti communiste français, PCF) a remporté la mairie de Nîmes. Le jour de la mort de Lionel Jospin. Comme un écho lointain au séisme politique qui, le 21 avril 2002, a marqué le jeune étudiant qu’il était : ce soir-là, Vincent Bouget découvre à la télévision le visage de Jean-Marie Le Pen face à celui de Jacques Chirac, tous deux qualifiés pour le second tour de la présidentielle, tandis que le socialiste est relégué à la troisième place. « Jean-Marie Le Pen a alors dit : “Il y a deux bonnes nouvelles, le FN [Front national] est qualifié et le PCF est mort”. Je m’en souviens encore. »

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Un déclic pour Vincent Bouget, enfant de Nîmes, qui y a grandi jusqu’à ses premières années post-bac et qui a baigné toute son enfance, avec sa sœur cadette, Elsa, dans le militantisme de gauche. Sa grand-mère était secrétaire à la section du PCF dans le Gard, à l’époque le premier parti dans ce département, et il se souvient de ses après-midi passées dans les locaux avec les cadres, « et parfois les députés ».

Ses deux parents, Michel et Nathalie, sont des militants et des chevilles ouvrières du parti. Pour cet étudiant brillant (bac mention très bien, classes prépa et maîtrise d’histoire-géographie, diplômé du Capes), qui se destine à l’enseignement, l’engagement politique devient une évidence. Il sera communiste. « Peut-être par fidélité à l’engagement de ma famille, mais surtout parce que ce sont des valeurs auxquelles je crois », témoigne ce grand travailleur, capable de ne dormir que quelques heures par nuit pour préparer ses dossiers ou corriger des copies.

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