L’annonce du président américain hier, disant qu’il prolongeait de cinq jours son ultimatum avant des frappes prévues sur les infrastructures électriques iraniennes, a fait immédiatement chuter les cours du pétrole. Le baril de brent est passé en une seule journée de 108 dollars à 93 dollars, avant de se stabiliser autour de 100 dollars. Ce matin, il est reparti à la hausse, reprenant 2,86 %, à 102,80 dollars.
La tension était montée au cours du week-end : Donald Trump avait donné samedi quarante-huit heures à l’Iran avant de bombarder les installations énergétiques du pays. Ce qui avait entraîné, en retour, des menaces iraniennes sur les infrastructures de la région. Les cours du pétrole et du gaz étaient fortement à la hausse dans les premiers échanges en Asie dimanche, avant que la dynamique s’inverse après la publication de son message, lundi. C’est la deuxième fois en quelques semaines que le schéma se répète : le 9 mars, le président américain avait soudainement assuré que la guerre était « presque terminée », après avoir fait planer la menace d’un conflit long. Mêmes causes, mêmes effets : le prix du baril avait fait le yoyo, enregistrant les plus fortes variations jamais observées en une journée.
Ces revirements incessants ne convainquent pas grand monde dans le secteur de l’énergie, qui fait face à l’une des plus grandes crises de son histoire avec la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz. Patrons de multinationales et experts du secteur prédisent plutôt une aggravation de la situation dans les semaines à venir, comme le raconte notre correspondant à New York, Nicolas Chapuis, dans cet article :
Le 12 mars, Donald Trump avait assuré sur son réseau, Truth social, qu’un prix élevé du baril profiterait aux Etats-Unis. Premier producteur de pétrole mondial, le pays est aujourd’hui quasi autosuffisant ; son industrie d’hydrocarbures bénéficie donc à plein de la situation dans le Golfe. Mais les Américains paient le prix fort à la pompe, sans compter l’effet plus général sur l’inflation. Sur cette question, nous vous conseillons la lecture de cet article :











Cédric