L’attaque était inattendue et a fait l’effet d’une petite bombe au sein du Parti socialiste (PS). Elle est venue de Boris Vallaud, resté silencieux ces derniers jours. Au lendemain du second tour des élections municipales, lundi 23 mars, le député des Landes, habituellement si policé, a dressé un sévère réquisitoire contre le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. « Beaucoup de Français n’ont pas compris quelle était la ligne », s’est alarmé le président du groupe à l’Assemblée nationale, sur RTL, déplorant « l’ambiguïté stratégique » du chef de file du parti à la rose. « Oui, les alliances avec La France insoumise n’ont pas fonctionné. Oui, La France insoumise nous a fait perdre », a asséné M. Vallaud, dénonçant un manque de « clarté ».
« Dommage qu’il ne nous ait pas fait part de son désaccord avant. Ni qu’il ait su convaincre Olivier Bianchi à Clermont-Ferrand », grince le président du conseil national Luc Broussy, en référence à l’édile, membre du courant de Boris Vallaud, qui a lui-même noué une alliance avec La France insoumise (LFI). « Il y a toujours un certain confort à attendre la fin du championnat pour ne critiquer que les défaites. Mais, à l’évidence, ces analyses sont guidées par un autre calendrier », ajoute le proche d’Olivier Faure.
Il vous reste 80.18% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.












