Quel bilan tirer des « fusions techniques » entre le Parti socialiste (PS) et La France insoumise (LFI) ? Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a-t-il réellement réussi sa percée ? Théâtre de très fortes tensions tout au long de la campagne, ces élections municipales ont livré un verdict en demi-teinte pour la gauche, qui a affiché ses divisions, entre les partisans de l’union et les lignes autonomes défendues par le chef de file des « insoumis » ou le fondateur de Place publique, Raphaël Glucksmann, le tout sur fond de bataille pour l’hégémonie de ce côté du spectre politique. Une sorte d’avant-goût de l’élection présidentielle de 2027.
Le PS a réussi à conserver Paris, Marseille, Rennes, Montpellier, Lille et Nantes. Il a gagné à Amiens et à Saint-Etienne, mais il a vu la droite s’emparer de plusieurs de ses fiefs historiques – Brest, Clermont-Ferrand, Tulle, Cherbourg (Manche). Si les écologistes sont passés de justesse à Lyon – le rival de Grégory Doucet, Jean-Michel Aulas a même déposé un recours et dénoncé des « irrégularités » –, ils ont perdu Poitiers, Strasbourg, Besançon et Bordeaux. Enfin LFI, qui menait sa première grande campagne des municipales, s’est imposée dans une dizaine de villes d’importance, parmi lesquelles Roubaix (Nord), Tampon (La Réunion), Saint-Fons et Vénissieux (Rhône), dans la banlieue de Lyon, Creil (Oise), sans oublier Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) au premier tour.
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