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A l’auberge de jeunesse Yves-Robert, située dans la halle Pajol, à Paris (18e arrondissement), l’après-midi s’étire sur fond de playlist de hip-hop. Dans la grande pièce de vie, un groupe s’attarde en sortant d’une salle de séminaire, des touristes vont et viennent munis de valises à roulettes. Une nuée de télétravailleurs a pris racine dans les canapés, entre le bar, le billard et le baby-foot.

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Moderne et agréable, cette auberge de jeunesse en bois, couverte de panneaux solaires, a été construite en 2013, et compte plus de 300 lits. De là, au cœur de la ville la plus touristique du monde, on a du mal à croire qu’elle rencontre de grosses difficultés. L’adresse parisienne de la Fédération unie des auberges de jeunesse (FUAJ) est en réalité une exception. Ailleurs, ces structures de l’économie sociale et solidaire sont presque partout en crise.

Qui va reprendre la FUAJ, le principal groupe d’auberges de jeunesse du pays ? Cette association, qui exploite en propre 36 sites sous la marque Hi ! France, et détient les murs de six d’entre eux (Nice, La Clusaz, Serre-Chevalier, Le Mont-Dore, Belle-Ile, Groix), a été placée en liquidation judiciaire le 2 mars. Le juge a autorisé une prolongation d’activité jusqu’en juin, pour ne pas mettre en péril les réservations en cours.

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