Julia Simon a entamé la mass start comme un boulet de canon, dimanche 22 mars à Oslo (Norvège), peut-être même un peu trop. Impeccable sur les deux premiers tirs couchés, la Française de 29 ans a craqué sur les deux suivants, debout, terminant la dernière course de la saison à la 6ᵉ place, à 26 secondes de la vainqueure du jour, l’Italienne Lisa Vittozzi. Suffisant, malgré tout, pour remporter le petit globe de la spécialité et priver sa compatriote Lou Jeanmonnot, qui domine tous les autres classements, d’un grand chelem.
La Savoyarde clôt ainsi de manière positive une saison qui avait démarré dans les remous d’une affaire judiciaire : condamnée à trois mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende, en octobre 2025, pour fraude à la carte bancaire à l’encontre de sa coéquipière Justine Braisaz-Bouchet, elle avait manqué la première étape de l’exercice 2025-2026, à Ostersund (Suède), suspendue un mois par la Fédération française de ski (FFS).
A son retour, Julia Simon a su en faire abstraction, remportant la médaille d’or aux Jeux de Milan-Cortina 2026 sur l’individuel, avant de décrocher le troisième petit globe de sa carrière, après ceux de la mass start et de la poursuite en 2023, saison au cours de laquelle elle avait également terminé en tête du classement général.
« C’est une saison géante »
Avant cette dernière course de l’hiver à Oslo, Julia Simon possédait 45 points d’avance au classement de la mass start devant Lou Jeanmonnot, qui n’a terminé qu’à la 15ᵉ place. La Franc-Comtoise avait remporté le gros globe de cristal, jeudi, et laisse donc échapper la possibilité de réaliser un grand chelem que seules la Suédoise Magdalena Forsberg, en 2001 et 2002, et la Norvégienne Tora Berger, en 2013, ont accompli par le passé.
Qu’importe : ce résultat ne ternira pas le bilan de sa saison, ni celui de l’équipe de France de biathlon, qui « vit une période dorée », comme le confiait Fabien Saguez, président de la FFS, à l’AFP. « C’est une saison géante. Quand on mesure le parcours du biathlon français depuis les années 2000, sa construction jusqu’à l’aboutissement de ces trois dernières années, la saison est complète et totale », poursuivait-il. Celle-ci s’achève par treize médailles pour le clan tricolore aux JO, et deux gros globes de cristal, en comptant celui remporté chez les hommes, vendredi, par Eric Perrot.












