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Pas de top 10 des collections automne-hiver les plus réussies, pas d’éloges du décor du défilé Dior dans le jardin des Tuileries ni de décryptage des nouvelles pièces signées Matthieu Blazy chez Chanel… A rebours des magazines de mode du monde entier, pour qui la fashion week prêt-à-porter féminin de Paris constitue l’un des temps forts et stratégiques de l’année, de nombreux médias du Moyen-Orient ont, pour la première fois, fait l’impasse sur la couverture de l’événement, qui s’est tenu du 2 au 10 mars, dans les premiers jours de la guerre israélo-américaine contre l’Iran et de ses soubresauts dans la région.

« Quand les premières frappes ont eu lieu [le 28 février], j’étais, comme de nombreux acteurs de l’industrie du luxe, à la fashion week de Milan. Et en crise d’angoisse devant [la chaîne télévisée panarabe] Al-Jazira », raconte Sofia Guellaty, fondatrice tunisienne de Mille World, un média lifestyle arabophone et anglophone qui compte des bureaux à Dubaï, et à Riyad. Dès le lendemain, 1er mars, de nombreux professionnels ont pris un vol retour pour rentrer auprès des leurs, à Abou Dhabi, Dubaï ou Beyrouth, visées par des missiles et des drones, délaissant des défilés parisiens tout à coup ­parfaitement futiles.

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