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L’administration Trump a porté plainte, vendredi 20 mars, contre la prestigieuse université Harvard, l’accusant d’avoir laissé se développer sur son campus « un climat propice aux comportements antisémites et anti-israéliens » lors de manifestations propalestiniennes.

Donald Trump a lancé une offensive contre les grandes universités américaines, les accusant de laisser le champ libre sur leurs campus aux mouvements de soutien aux Palestiniens face à l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, qu’il assimile à des manifestations antisémites.

En février, le ministère de la justice a engagé une procédure similaire contre l’université publique de Californie, l’accusant d’avoir toléré des comportements discriminatoires et un climat « hostile » envers les étudiants et personnels juifs lors des manifestations propalestiniennes de 2024.

« Les enseignants et la direction de Harvard ont fermé les yeux sur l’antisémitisme et la discrimination envers les juifs et les Israéliens », affirme vendredi le ministère de la justice dans sa plainte déposée devant un tribunal de Boston, dans le nord-est des Etats-Unis. « Harvard a laissé des manifestants anti-Israël occuper ses bibliothèques. Harvard a laissé perdurer un campement anti-israélien pendant vingt jours en violation de la politique de l’université », ajoute-t-il.

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Subventions fédérales

L’administration Trump demande au tribunal de déclarer Harvard en violation de son contrat avec l’Etat fédéral et en conséquence de le libérer de ses obligations de lui verser les « milliards » de fonds fédéraux et d’exiger la restitution de ceux déjà versés. Il s’agit de la dernière salve en date dans l’offensive de l’administration qui vise la prestigieuse et plus ancienne université des Etats-Unis.

Elle lui a retiré des subventions fédérales et l’a accusée de laisser prospérer sur son campus les mouvements étudiants contre la guerre à Gaza ou, plus généralement, d’être un foyer de contestation progressiste.

En septembre, une juge fédérale saisie par Harvard avait ordonné l’annulation par le gouvernement du gel des 2,6 milliards de dollars de subventions alloués à l’université décidé par le gouvernement.

Donald Trump s’était alors dit proche d’un accord aux termes duquel Harvard payerait environ 500 millions de dollars, destinés à ouvrir des écoles professionnelles. Mais en février, il avait changé de ton et annoncé sur son réseau, Truth Social, réclamer un milliard de dollars de dommages et intérêts.

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Cette annonce, qui ne s’était pas immédiatement traduite en actes, faisait suite à un article du New York Times affirmant que le président américain avait renoncé à sa demande initiale d’obtenir 200 millions de dollars de la part de Harvard, face à la résistance opposée par l’université.

Le Monde avec AFP

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