A défaut d’être déposée, l’expression est revendiquée fièrement chez Les Républicains (LR). « C’est nous avec notre président, Bruno Retailleau, qui avons réussi à imposer dans les débats de ces municipales ce terme “d’accords de la honte” », explique le porte-parole du parti, Jonas Haddad. La main sur le cœur, la droite a dénoncé toute la semaine les désistements, accords ou fusions techniques entre La France insoumise (LFI) et les autres formations de gauche. « Le Parti socialiste et Les Ecologistes ont inventé l’antisémitisme à géométrie variable, osait même Bruno Retailleau mercredi sur BFM-TV. De grands principes proclamés la main sur le cœur au niveau national, mais petits arrangements entre amis dès qu’il s’agit de sauver leurs sièges. »
En réalité, personne chez LR n’est étonné par ce réflexe unitaire propre à la gauche. « Les socialistes dénoncent les sorties antisémites de [Jean-Luc] Mélenchon, mais ils passeront des accords avec les “insoumis” pour sauver des mairies », prédisait, avant le premier tour, Othman Nasrou. Une semaine plus tard, le secrétaire général de LR égrène la liste des principales villes concernées : Limoges, Clermont-Ferrand, Toulouse, Besançon, Brest, Tours, Strasbourg, Nantes, Tulle… Dans ces communes, la gauche unie avec LFI (ou derrière, comme à Toulouse et Limoges) affronte un candidat soutenu ou investi par LR. « La vérité, c’est que ces alliances de la honte avec LFI sont là pour barrer la route à la droite républicaine », avance M. Nasrou.
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