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Chaque année, l’équivalent du budget prévu pour la défense nationale en 2026, soit « au moins 58 milliards d’euros », est blanchi en France. Derrière ce chiffre, tiré d’un rapport sénatorial rendu public en juin 2025, un système rodé qui exploite un « ensemble de failles législatives (…) : absence de contrôle des fonds dans la reprise de petits commerces, incapacité de l’administration à empêcher l’action des sociétés éphémères ou encore diversité des législations nationales », écrivaient les sénateurs. Le tout, au profit d’une « hybridation entre l’économie légitime et l’économie criminelle » dont la phase finale, lorsqu’elle s’étend à des secteurs économiques entiers, signe l’émergence de véritables mafias.

« En matière de crime organisé, l’opinion pense spontanément aux règlements de comptes, aux menaces sur la santé publique, aux violences… Mais la première arme des criminels, c’est l’argent », analyse le commissaire divisionnaire François Neveu, chef de la brigade de recherche et d’investigations financières (BRIF) de la Préfecture de police de Paris.

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