A Nîmes, 2 500 personnes pour dire non au Rassemblement national
Mercredi, en fin d’après-midi, plus de 2 500 personnes ont rejoint l’Esplanade dans le centre-ville de Nîmes pour participer au rassemblement populaire organisé par la liste de Vincent Bouget (PCF), le leader de Nîmes en commun, qui réunit la gauche et la société civile, à l’exception de La France insoumise.
Ici, le candidat du Rassemblement national, Julien Sanchez, est arrivé en tête dimanche soir (30,39 %) devant celui de la gauche (30,05 %). Et devant les deux candidats de la droite qui ont décidé de fusionner au second tour, avec en tête de liste Franck Proust (Les Républicains).
A la nuit tombante, les témoignages se succèdent. Alexis Vandeventer, médecin dans le quartier populaire de Pissevin, affirme : « Dans mon cabinet, je vois la réalité du quotidien. Nous n’avons pas besoin de plus de divisions, mais plutôt d’un projet fédérateur. » Sonia Benkirat, qui travaille dans une association du secteur social, complète : « Le RN se sert de nos difficultés mais ne les résout pas. »
Un Nîmois, Sébastien Godbski, venu assister au meeting, se refuse à imaginer une ville aux mains du Rassemblement national. « Avec la triangulaire, tous les scénarios sont possibles. La liste d’union de la droite me paraît décrédibilisée. Et on commence à entendre cette petite musique comme quoi le RN ne serait pas tout à fait l’extrême droite. Il faut se mobiliser », explique-t-il, convaincu, tandis qu’un commerçant des Halles, le célèbre marché couvert de Nîmes, lâche : « S’il vous plaît, on ne va pas faire ça, pas à Nîmes ! »









