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Le président de la cour d’appel a une méthode : il part de très loin, tournoie longuement dans le ciel judiciaire, s’intéresse passionnément aux plus infimes détails, et fond d’un coup sur sa proie. Mais il en faut davantage pour ébranler Eric Woerth. L’ancien trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, lourdement soupçonné d’avoir discrètement recyclé des fonds libyens, a répondu avec un tranquille aplomb, mercredi 18 mars, à une pluie de questions qui glissent sur lui sans qu’il y perde une plume.

Il est vrai qu’il a l’habitude. Il a obtenu un non-lieu en 2014 dans l’affaire de l’hippodrome de Compiègne (Oise) et est aujourd’hui président du PMU, il en a obtenu un second en 2015 dans l’affaire Bettencourt, et le tribunal l’a relaxé le 25 septembre 2025 dans l’affaire libyenne, faute de pouvoir prouver que les millions, effectivement partis de Tripoli, ont bien atterri dans la campagne de l’UMP. « Je signale qu’on ne me croit pas du tout, a souligné avec justesse le prévenu, mais je ne vais pas inventer. Parfois la vérité est invraisemblable. Cette campagne était invraisemblable. »

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