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Les technologies de rupture se suivent et se ressemblent. Elles finissent toujours par soulever l’inquiétude des scientifiques qui en sont à l’origine quant à leurs usages à des fins militaires. Après le nucléaire et l’intelligence artificielle (IA), voici qu’un manifeste de physiciens spécialistes de la théorie quantique appelle à « rejeter les usages de [leurs] recherches pour des applications militaires, le contrôle des populations ou la surveillance ». Publié le 13 janvier, le texte « Les scientifiques du quantique pour le désarmement » a déjà été signé par plus de 300 spécialistes au 16 mars.

Il succède à d’autres engagements de scientifiques contre des armes. Dans les années 1950, à la suite du célèbre manifeste d’Albert Einstein et de Bertrand Russell, le mouvement Pugwash, opposé à la course aux armes nucléaires, avait été créé. En 1970, le mathématicien Alexander Grothendieck quittait son poste à l’Institut des hautes études scientifiques pour dénoncer un financement en partie militaire de son institution.

Récemment, dans les guerres à Gaza et en Iran, le recours à l’IA pour identifier des cibles à bombarder ou à traquer a suscité plusieurs débats. Chez OpenAI, Caitlin Kalinowski a démissionné le 7 mars de son poste à la tête du département robotique. Refusant de cautionner l’accord de son entreprise avec le département de la défense américain, elle a notamment dénoncé l’usage d’armes létales autonomes sans autorisation humaine.

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