Les affaires de violences sexuelles à retentissement national et international se succèdent. Des viols de Mazan à l’affaire Epstein, elles choquent et bouleversent, s’immiscent dans l’existence de tout un chacun au travers de l’actualité.
Elles exposent brutalement des pratiques qui, par leur répétition ou le nombre de personnes qu’elles impliquent, nous paraissent presque impensables. Les individus responsables, prédateurs sexuels qui font irruption dans notre quotidien, prennent l’allure de figures extraordinaires, mais derrière ces faits, il y a des rapports de pouvoir et des dynamiques sociales qui renvoient à une domination masculine ordinaire, un système d’exploitation en place. Il s’agit d’un problème social, qu’il nous faut penser en tant que tel.
Questionner les institutions et leur fonctionnement est indispensable et impose d’agir : former dans la police, dans la justice, pour assurer l’accueil des victimes et le traitement des plaintes, renforcer les moyens pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, assurer l’accompagnement des victimes, leur protection.
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