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Theodora, Helena, Santa, Bouss et Pierre Garnier constituent à eux cinq une spécificité très singulière du marché français de la musique. Leur premier album s’est classé dans le top 20 de l’année, une performance inégalée puisque aucun autre grand marché européen ne compte autant de chanteurs nationaux dans son classement. L’effet cocorico existe bel et bien dans la chanson puisque, selon le bilan 2025 du Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP) rendu public mercredi 18 mars, la production française représente les trois quarts des ventes des 200 albums les plus vendus dans l’Hexagone, et 53 % du top 100 000 des streamings audio et vidéo.

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En hausse de 3,6 % par rapport à 2024, le marché français de la production musicale conserve sa 6e place mondiale, avec 1,07 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Une progression moins soutenue que la moyenne mondiale (+ 6,4 %), reconnaît Alexandre Lasch, directeur général du SNEP, mais plus rapide que celle d’autres très grands marchés, comme les Etats-Unis, l’Allemagne ou l’Australie. Si ces résultats s’inscrivent dans une décennie de croissance ininterrompue du marché français de la musique, ils demeurent encore très loin du pic de 2002. Avec le piratage, le marché a perdu les deux tiers de sa valeur entre 2002 et 2015, et il ne représentait encore, en 2025, que 56 % de son record historique.

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