La frappe d’un drone naval contre l’Arctic-Metagaz, un méthanier de la flotte fantôme russe, le 3 mars, risque de déboucher sur une catastrophe écologique inédite en Méditerranée. La France, l’Italie et sept autres pays ont tiré la sonnette d’alarme, mardi 17 mars, dans un courrier adressé à la Commission européenne.
« L’état précaire du navire, combiné à la nature de sa cargaison spécialisée, fait peser un risque imminent et grave de catastrophe écologique majeure au cœur de l’espace maritime de l’Union », informe la lettre, révélée par l’agence de presse Reuters.
L’Arctic-Metagaz est frappé par des sanctions internationales imposées à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, en 2022, car il est utilisé pour contourner certaines de ces sanctions sur le trafic d’hydrocarbures. Les chancelleries européennes appellent à une action rapide, alors que le méthanier dérive à environ 50 kilomètres au large de Linosa, une île italienne située à l’ouest de Malte, entre la Sicile et la Tunisie.
« Il peut exploser à tout moment »
Des photos aériennes de l’Arctic-Metagaz après l’attaque montrent un trou large de plusieurs dizaines de mètres dans la coque, au niveau de la ligne de flottaison. L’ampleur des dégâts laissait penser que le méthanier allait rapidement sombrer, ce qui a été annoncé de manière erronée par les autorités libyennes, le 4 mars. Les 30 membres de l’équipage, pour l’essentiel de nationalité russe, avaient été évacués le jour de l’attaque.
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