A Bègles dans la métropole de Bordeaux, une alliance entre le maire écologiste sortant et le candidat LFI
Depuis dimanche soir, des tractations étaient menées entre le successeur de Noël Mamère à la mairie de Bègles, Clément Rossignol Puech, qui a pris sa suite en 2017, et le député « insoumis » Loïc Prud’homme. Elles ont été officialisées lors d’une conférence de presse tenue mardi midi entre les deux candidats : ils feront bien liste commune au second tour.
Dimanche, l’écologiste est arrivé en tête, de peu (37,87 % des voix) face au candidat de la droite Christian Bagate (33,65 %). Loïc Prud’homme est quant à lui arrivé en 3e position, avec 17,14 % des voix. Pourtant, une tentative d’alliance avait échoué à la fin de 2025. Le maire sortant avait proposé quatre sièges au conseil municipal au député girondin, qui avait refusé. Mais face aux résultats du premier tour, Loïc Prud’homme s’est finalement ravisé, avec un « impératif partagé de battre la droite, et une convergence sur le projet dans une ville très ancrée à gauche », décrypte une source au sein de l’équipe de campagne du maire sortant au Monde.
Cette alliance à Bègles en périphérie de Bordeaux s’oppose à celle qu’a refusée l’écologiste Pierre Hurmic dans la capitale girondine. A l’occasion d’une conférence de presse donnée hier à son QG de campagne, il a de nouveau refusé la main tendue par le candidat LFI, Nordine Raymond, qui n’est pas parvenu à se qualifier au second tour.
Le maire écologiste sortant a analysé les votes des quartiers bordelais, « très mobilisés, par exemple, à Caudéran » en faveur du macroniste Thomas Cazenave, arrivé en 2e position au premier tour, élu député de cette circonscription en 2024, et beaucoup moins dans les quartiers plus populaires, à Saint-Michel, Bacalan, ou Bordeaux sud, où l’abstention a été plus importante.
Il a ajouté qu’à Bordeaux, « on sait que les fusions d’appareil ne marchent pas, on l’avait vu en 2020, et je pense que cette élection de 2026 est et sera une prime à la constance, à l’honnêteté, à la transparence vis-à-vis des électeurs. Disant cela, je le répète, il n’y aura pas de fusion avec La France insoumise, ni fusion politique ni fusion technique. Il faut dire ce que l’on fait, il faut faire ce que l’on dit. C’est le prix de la constance en politique. C’est la constance que l’on doit à nos électeurs, plutôt que de précipiter des accords de circonstance qui n’avaient pas été annoncés. J’ai aussi entendu un message envoyé par les électeurs de gauche, d’une attente d’une ville plus juste, plus solidaire, plus écologique. (…) Ça tombe bien, puisque notre liste est aujourd’hui la seule encore en lice à gauche, capable de répondre à cette demande de nos concitoyens. »













