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Dans le camp de la socialiste Nathalie Appéré, tout le monde était d’accord depuis plusieurs jours. Peu importe le résultat du premier tour de l’élection municipale à Rennes, ce dimanche 15 mars au soir devait être sobre et studieux. Les prévisions des derniers sondages prédisaient pourtant un score de 42 % à la maire de la capitale bretonne et sa liste d’union de la gauche, rassemblant des communistes (PCF) jusqu’aux membres du Parti radical de gauche (PRG). Peu importe, Nathalie Appéré voulait maintenir son équipe concentrée sur la dernière semaine de campagne dans ce bastion de gauche tenu par les socialistes depuis 1977.

L’édile a bien fait de se méfier des pronostics. Lorsqu’elle se présente face à la presse, ce dimanche soir, elle affiche une mine mitigée. Les résultats sont moins bons qu’espéré, mais meilleurs que dans nombre d’autres métropoles de gauche. Sa liste devance les neuf autres en lice, mais plafonne à 34,53 %. Insuffisant pour avoir la garantie de sortir vainqueure dimanche 22 mars. Quelque 25 500 électeurs ont voté pour elle. C’est sensiblement les résultats cumulés de la liste socialiste et de celle des écologistes, engagées séparément en 2020. Cet attelage rose-vert perd cependant des voix au fil des scrutins. Quelque 5 000 de moins par rapport à 2014 et 10 000 en moins comparé à 2008. Nathalie Appéré conserve malgré tout le statut de grande favorite du scrutin. « On ne peut pas être déçus lorsqu’on arrive en tête d’une élection avec un écart significatif sur ses concurrents », insiste l’élue, qui brigue un troisième mandat consécutif de maire. Elle poursuit : « Ce premier tour confirme que Rennes est une ville atypique ancrée à gauche. Malgré l’éparpillement des votes, nous sommes la force politique de gauche autour de laquelle le rassemblement doit se faire. »

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