C’est à minuit que Benoît Payan est finalement venu à la rencontre de la presse, dimanche 15 mars, dans son quartier général sur la Canebière (1ᵉʳ arrondissement). Au bout d’une journée de vote qu’il a vécue « dans le stress », le maire divers gauche de Marseille, 48 ans, attendait que les résultats provisoires des 497 bureaux de sa ville ne laissent plus place à ses doutes… Et lui confirment qu’il virait bien en tête au premier tour, avec quelques milliers de voix d’avance sur le Rassemblement national (RN) et son candidat Franck Allisio.
Des résultats posant les bases d’un duel entre le RN et lui au second tour, alors que Martine Vassal, la candidate divers droite, et Sébastien Delogu, la tête de liste La France insoumise (LFI), sont également qualifiés. Mais relégués chacun à plus de 20 points.
Ton grave, visage sérieux, Benoît Payan n’a pas cherché à se réjouir de son résultat. « Le Rassemblement national est aux portes du pouvoir dans cette ville », a-t-il commencé. Avant de lancer un appel à ses concitoyens, les enjoignant à montrer, au second tour dimanche 22 mars, « que [Marseille] résiste à la vague brune, n’accepte pas la division et qu’elle n’est pas faite pour celles et ceux qui veulent nous trier en fonction de notre religion, de notre couleur de peau, du quartier où l’on habite ».
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