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Un « match épique ». Voilà comment le sélectionneur anglais, Steve Borthwick, a résumé l’épilogue du Tournoi des six nations, samedi 14 mars. Sur la pelouse du Stade de France, l’équipe de France masculine de rugby a remporté sur le fil un haletant chassé-croisé avec le XV de la Rose, s’en remettant à une pénalité de Thomas Ramos après la sirène pour prendre un avantage définitif (48-46). Vainqueurs, les Bleus d’un immense Louis Bielle-Bialley – auteur de quatre essais et nouveau recordman du nombre de marques en une édition – ont conservé sur le fil leur titre dans les Six nations, signant leur premier doublé dans la compétition continentale depuis les saisons 2006 et 2007.

Revivez la rencontre | EN DIRECT, France-Angleterre : les Bleus, vainqueurs sur le fil d’un crunch fou, remportent le Tournoi des six nations

Ce qu’il faut retenir

  • Le cador. Louis Bielle-Biarrey.

A ce rythme-là, il va rattraper son équipier Damian Penaud, recordman d’essais sous le maillot bleu (40), plus rapidement que nul ne l’aurait imaginé. Le supersonique ailier au casque rouge a fait bien plus que poursuivre sa série d’un essai par match dans le Tournoi des six nations. Auteur de quatre réalisations, samedi, il a tenu le rythme fou des Anglais, et l’on manque de superlatifs pour ses performances. Pour la deuxième année d’affilée, aucune défense n’est parvenue à l’empêcher de marquer au moins une fois, un « grand chelem d’essais » assorti de neuf essais lors de cette édition. Avec cette marque, celui qui a désormais marqué 29 fois en 27 sélections améliore son record de l’an passé, qu’il avait alors égalé.

5-0, 7e : Louis Bielle-Biarrey est le premier à se mettre en évidence, dans son style tout en vitesse, en allant chercher un coup de pied de Thomas Ramos pour marquer.

5-7, 10e : les Anglais ne tardent pas à réagir grâce à l’ailier Tom Roebuck, qui vient aplatir au bout de son couloir après une jolie série de passes de son équipe.

12-5, 13e : Louis-Bielle-Biarrey y va déjà de son doublé dans un mouvement ressemblant beaucoup à son premier essai, avec cette fois-ci Matthieu Jalibert dans le rôle du passeur au pied.

14-10, 19e : Théo Attissogbe se manque sous la pression des Anglais et ne parvient pas à aplatir dans son en-but. L’ailier Cadan Murley en profite pour sauter sur le ballon traînant et marquer.

17-15, 26e : le deuxième ligne Ollie Chessum profite de l’avancée des Anglais sur un ballon porté pour aller aplatir en force.

17-22, 34e : le XV de la Rose accélère et continue de mettre à mal les Bleus grâce à la densité physique de leurs avants. Le deuxième ligne Alex Coles est à la conclusion d’une nouvelle séquence des percussions.

24-27, 40e : la sirène vient de retentir, mais les Bleus poussent pour revenir au score et sont récompensés par un essai de pénalité pour une faute d’Ellis Genge dans un maul près de la ligne d’en-but des Anglais. Le pilier est sanctionné d’un carton jaune.

29-27, 42e : en supériorité numérique, les Français ne tardent pas à frapper encore par l’inévitable Louis Bielle-Biarrey, à la conclusion d’une action d’envergure et notamment une percée de Charles Ollivon.

36-27, 49e : les Tricolores semblent avoir mis la main sur le match et inscrivent un essai de plus par l’ailier Théo Attissogbe alors qu’Ellis Genge est encore sur le côté du terrain suite à son carton jaune.

38-32, 51e : encore à l’attaque, les Bleus sont surpris par une interception d’Ollie Chessum sur une passe de Matthieu Jalibert. Le deuxième ligne court vite malgré son gabarit, et n’est repris par aucun défenseur avant d’avoir posé ses crampons dans l’en-but.

38-37, 57e : tout juste entré en jeu, le feu follet Marcus Smith conclut une nouvelle longue offensive anglaise d’un ultime crochet devant Attissogbe.

43-39, 66e : sans équivalent quand il s’agit d’accélérer, Louis Bielle-Biarrey est le plus prompt pour chasser un nouveau coup de pied et s’en va inscrire un quadruplé pour redonner l’avantage aux Bleus.

45-46, 77e : quelques minutes après le carton jaune infligé au pilier Demba Bemba pour une succession de fautes françaises, l’arrière Tommy Freeman finit par trouver un intervalle et marquer entre les poteaux. Marcus Smith transforme et le XV de la Rose repasse devant à trois minutes de la fin du match.

48-46, 80e : les Bleus jouent leur va-tout et se lancent dans une dernière attaque pour tenter d’arracher la victoire. La défense anglaise résiste, mais finit par se mettre à la faute, offrant la pénalité de la gagne à Thomas Ramos. Impassible malgré l’enjeu, l’arrière français envoie le ballon en plein milieu des perches pour offrir le titre au XV de France.

En venant à bout de l’Angleterre pour soulever le trophée, le XV de France a mis fin à 19 ans de disette. Les Bleus n’étaient en effet pas parvenus à remporter le Six nations deux années de suite depuis les saisons 2006-2007.

Une partie à donner le tournis : treize essais, un chassé-croisé à se croire un week-end de vacances et un suspense de tout instant, le tout conclu sur une action de sang-froid après la sirène. Difficile de faire meilleure publicité pour un sport que ce match.

Si les Bleus ont inscrit six essais samedi au Stade de France, ils en ont aussi encaissé sept, dont un de l’ailier Tom Roebuck. Une mauvaise habitude pour la défense du XV de France qui avait également été battue à sept reprises le week-end précédent, en Ecosse.

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