Etant donné les différences de taille, de moyens et d’armements entre les deux pays, la requête étonne mais elle est réelle : l’Arabie saoudite a demandé une aide militaire à la Belgique. C’est ce qu’a indiqué le ministre de la défense belge, Theo Francken, mercredi 11 mars. Le lendemain, M. Francken annonçait qu’une demande identique avait été formulée par les Emirats arabes unis. « Je suis absolument favorable à aider un allié. On doit le faire », a commenté le ministre, interrogé par la radio bel-RTL. « Quand il y a des partenaires qui sont attaqués et qui demandent de l’aide, il faut dire “oui” », poursuivait-il, ajoutant que son pays n’entendait toutefois pas s’impliquer dans le conflit avec l’Iran.
Pas question d’une « entrée en guerre » mais bien d’un éventuel « soutien défensif » et, notamment, d’une protection contre les missiles, a expliqué aussi, jeudi, le ministre des affaires étrangères, Maxime Prévot, un centriste francophone. Le tout après que la question aura été examinée « avec soin ». La Belgique serait en mesure de livrer des radars de détection de drones et des systèmes de destruction de ces appareils. Elle possède aussi une expertise dans le domaine du déminage, indiquait, vendredi, une source militaire.
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