La transition énergétique possède aussi sa face sombre. En République démocratique du Congo (RDC), les habitants de Fungurume, qui vivent aux abords de la mine de cobalt et cuivre du même nom, sont les premiers à en payer le prix, selon le rapport publié mardi 10 mars par l’ONG américaine Environmental Investigation Agency (EIA) et son homologue locale PremiCongo, au terme de trois ans d’enquête.
L’extraction et le traitement du cobalt, nécessaire à la fabrication des batteries lithium-ion qui équipent les véhicules électriques, s’accompagneraient ici de rejets de dioxyde de soufre (SO2) au-delà des seuils limites fixés par l’Organisation mondiale de la santé, d’après les relevés réalisés par les experts en toxicologie sollicités par les deux ONG.
L’alerte a été donnée fin 2023 par l’afflux, dans les centres de santé de la ville, de personnes se plaignant de graves difficultés respiratoires, saignement de nez et toux sanglantes. Des femmes se sont plaintes d’une multiplication des fausses couches. Autant de symptômes inconnus dans la localité, jusqu’à ce que Tenke Fungurume Mining (TFM) décide de multiplier par deux sa production, avec la construction, cette année-là, d’une nouvelle usine baptisée 30K, capable de livrer 30 000 tonnes de minerai par jour.
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