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Peut-on toujours parler de piège quand on sait qu’il est tendu juste devant soi ? La question, qui n’aurait pas détonné dans l’épreuve de philosophie au baccalauréat, avait animé les jours précédents la rencontre entre l’équipe de France et celle d’Ecosse, samedi 7 mars dans le cadre de la quatrième journée du Tournoi des six nations. Et Patrick Arlettaz avait un avis bien à lui : « Un piège, ce serait quelque chose auquel on ne s’attend pas », avançait l’entraîneur de l’attaque des Bleus. Difficile dans tous les cas de rater le traquenard géant qu’est Murrayfield, un stade au cœur d’Edimbourg qui vibre pour le rugby au rythme des cornemuses.

Visible ou pas, les Bleus sont tombés dedans. Lourdement. Débordés de toutes parts, Antoine Dupont et ses coéquipiers se sont inclinés 40 à 50. Jamais depuis que Fabien Galthié a repris en main la destinée de la sélection en 2020 ses Bleus n’avaient encaissé autant de points. Le tout, alors que l’ambiance s’annonçait pourtant à la fête. Vainqueurs avec le point de bonus offensif de leurs trois premiers matchs, les Français pouvaient s’assurer le gain du Tournoi en cas de nouvelle victoire bonifiée.

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