Le procès de Tariq Ramadan, accusé de viols sur trois femmes, va donc se tenir pendant trois semaines devant la cour criminelle de Paris, sans Tariq Ramadan, sans ses avocats et à huis clos. En décidant, vendredi 6 mars dans l’après-midi, de juger par défaut l’islamologue, qui ne s’est pas présenté à son procès, et de décerner un mandat d’arrêt contre lui, la cour a clos le navrant feuilleton commencé cinq jours plus tôt.
Quelques instants avant l’ouverture de l’audience, lundi 2 mars, les quatre avocats de Tariq Ramadan informent la présidente de la cour, Corinne Goetzmann, que leur client est hospitalisé en Suisse, à Genève, où il se serait initialement rendu au chevet de sa mère âgée. Ils produisent un certificat de son médecin traitant suisse, qui confirme cette demande d’hospitalisation, sans précision ni de la date d’entrée, ni de sa durée prévisible, et déposent une demande de renvoi de l’audience pour raisons médicales.
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