Près de trois ans après la mort de Nahel Merzouk, tué à bout portant par un policier le 27 juin 2023 à Nanterre, la cour d’appel de Versailles a décidé jeudi 5 mars de la tenue d’un procès contre le prévenu pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner et non pour meurtre, comme préconisé par les juges d’instruction.
La cour d’appel « n’a pas suivi les juges d’instruction quant à l’intention homicide, estimant qu’il n’était pas établi que Florian M. était animé, au moment du tir, de la volonté d’ôter la vie au conducteur », a détaillé la cour d’appel de Versailles dans son communiqué. Le fonctionnaire avait été initialement renvoyé devant les assises pour meurtre mais avait fait appel de cette décision.
Filmée et largement diffusée sur les réseaux sociaux, la mort de l’adolescent de 17 ans, tué par balle par Florian M. lors d’un contrôle routier, avait été à l’origine de plusieurs nuits d’émeutes à travers la France.
Le 3 juin 2025, deux juges d’instruction ont ordonné le renvoi du fonctionnaire mis en cause devant la cour d’assises pour meurtre, conformément aux réquisitions du parquet de Nanterre. C’est sur l’appel de cette ordonnance formulé par le policier, que la justice s’est prononcée jeudi. Lors de l’audience à huis clos devant la chambre de l’instruction en décembre, deux lectures des faits se sont opposées : celle des juges d’instruction qui ont ordonné le renvoi de Florian M. devant les assises pour meurtre, et celle de sa défense, pour qui le tir du fonctionnaire était légitime.
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