Meilleures Actions

Un parfum de 2001 flotte sur Strasbourg. Le Racing s’est qualifié, mardi 3 mars, pour les demi-finales de la Coupe de France, une première depuis vingt-cinq ans lorsque les Alsaciens étaient allés au bout de la compétition pour soulever le trophée pour la troisième fois de l’histoire.

Mais, face à Reims, club de Ligue 2, les Strasbourgeois, huitièmes de Ligue 1 et qui restaient sur des matchs nuls contre Marseille et Lens et un succès contre Lyon en championnat, ont attendu les dix dernières minutes pour assurer leur qualification à domicile, grâce à deux penaltys réussis par leurs deux joueurs sud-américains Joaquin Panichelli (83ᵉ) et Julio Enciso (87ᵉ).

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « C’est le business du foot » : Liam Rosenior, l’entraîneur de Strasbourg, justifie son départ pour Chelsea qui relance les critiques sur la multipropriété des clubs

Le Racing a dominé cette rencontre, mais a souffert pour trouver la faille. Le gardien rémois Alexandre Olliero s’est montré solide sur la tête de Sebastian Nanasi (12ᵉ), les tirs de Panichelli (16ᵉ) et Gessime Yassine (19ᵉ) et chanceux aussi lorsque Guéla Doué a trouvé le poteau par deux fois (34ᵉ, 53ᵉ).

A force de buter sur la très solide défense champenoise, Strasbourg a fini par douter et Reims s’est rapproché de la surface adverse à tel point que le gardien Mike Penders a dû se détendre de tout son long pour dévier le tir du latéral droit japonais Hiroki Sekine (67ᵉ).

Enciso insiste pour tirer le penalty

Invaincus depuis sept matchs, sans prendre le moindre but, les Rémois avaient presque fait le match parfait, capables de résister aux assauts strasbourgeois, mais une malheureuse main dans la surface de l’Irlandais John Patrick a fait basculer la rencontre.

Le Paraguayen Julio Enciso a chahuté Joaquin Panichelli pour tenter d’obtenir le droit de tirer le premier penalty, finalement transformé en force par l’Argentin. Mais Enciso a eu tout le loisir d’inscrire son sixième but dans la compétition sur le second penalty de la rencontre provoqué par une faute d’Olliero sur Datro Fofana, alors que Panichelli avait rejoint le banc de touche.

La réduction de l’écart de Patrick Zabi pour Reims dans les arrêts de jeu (90 + 4) et la barre trouvée par le Strasbourgeois Abdoul Ouattara, quelques secondes plus tôt, n’ont rien changé au cours du match.

Le Stade rémois, actuellement troisième de Ligue 2 et finaliste malheureux de la Coupe de France contre le Paris Saint-Germain la saison passée, était le dernier club hors élite encore qualifié cette année dans l’épreuve.

Mercredi, Lorient accueille Nice et l’Olympique de Marseille va tenter de poursuivre son rêve de remporter la compétition pour la première fois depuis 1989, en recevant Toulouse, vainqueur en 2023. Ces quarts de finale s’achèveront jeudi avec le choc entre l’Olympique lyonnais et le Racing club de Lens, respectivement troisième et deuxième de Ligue 1.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés L’Olympique de Marseille d’Habib Beye arrache la victoire contre Lyon en Ligue 1 et respire après des semaines de crise

Le Monde avec AFP

Share.