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Cela ne devait être qu’une formalité. En juin 2025, la famille derrière le constructeur Toyota avait lancé une offre publique d’achat (OPA), par l’intermédiaire de sa tirelire immobilière, pour racheter Toyota Industries (pièces automobiles, chariots élévateurs, etc.), l’une des entités-clés de l’empire industriel japonais. Mais l’opération avait suscité le rejet des investisseurs, mécontents du prix proposé. Le redoutable fonds activiste américain Elliott s’était invité dans la danse afin de forcer le conglomérat à se montrer plus généreux. Et bien, contre toute attente, le financier américain a gagné cet affrontement face à un ténor de l’establishment japonais.

Lundi 2 mars, Akio Toyoda, président du conseil d’administration de Toyota et membre de la dynastie fondatrice, a signé la paix avec Elliott. Ce dernier s’est engagé à apporter une participation d’environ 7 % dans Toyota Industries à l’offre publique fixée à 20 600 yens (112,50 euros) par action, soit 26 % de plus que le prix initial.

Toyota peut désormais espérer réussir une OPA valorisée à 6 700 milliards de yens, la plus importante jamais réalisée sur une entreprise japonaise. C’est dire si la Bourse de Tokyo est bien verrouillée grâce au système traditionnel des participations croisées entre grandes entreprises. C’est cela qui est en train de changer.

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