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Sans eux, le régime iranien ne pourrait pas écouler ses hydrocarbures vers le reste du monde, ni garantir sa survie. Malgré les nombreux programmes de sanctions américains qui ciblent le pétrole iranien – le premier date de 1979, année de la révolution islamique –, Téhéran parvient à les contourner en s’appuyant sur une flotte de navires dits « fantômes ».

Ces pétroliers, souvent enregistrés sous des pavillons de complaisance peu regardants, font disparaître l’origine de leurs cargaisons en multipliant les transbordements en pleine mer, tout en veillant à éteindre leurs transpondeurs pour ne pas apparaître sur les écrans radars et échapper à toute surveillance. Ils sont détenus par des propriétaires tout aussi fantômes, dissimulés derrière des sociétés écrans.

Au cours des mois qui ont précédé le début de l’offensive américano-israélienne, ces navires ont fait l’objet de multiples sanctions. Le mercredi 25 février, trois jours avant les premières attaques, les Etats-Unis ont ainsi placé sur leur liste noire 12 navires accusés de transporter du pétrole et des produits pétrochimiques iraniens valant des « centaines de millions de dollars ». Un commerce qui servirait, selon le secrétariat au Trésor, à « financer la répression interne, les groupes terroristes qui lui sont affiliés et ses programmes d’armement ».

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