Comment distribuer le courant électrique jusque dans les foyers, partout dans le pays ? A Pessac (Gironde), ce matin de février, l’exercice se fait hors tension. Mais avec du vrai matériel, pour reproduire les gestes et les conditions du réel, dans la cour du lycée professionnel Philadelphe-de-Gerde – du nom de la grande poétesse de langue d’oc. Déjà titulaires du baccalauréat, des jeunes à peine majeurs s’entraînent face à un poteau de taille humaine.
Casque blanc sur la tête, chasuble jaune fluo sur les épaules, ils entourent le câble d’une gaine, comme s’ils avaient à effectuer les branchements vers le coffret d’une véritable habitation. Clément Chelef, 18 ans et très « sportif », se sent déjà d’attaque pour de futurs travaux « dans le vide ». A savoir : dans une nacelle, avec harnais, à une dizaine de mètres du sol. Ici, le plateau technique extérieur comprend des poteaux et segments divers et variés, pour se faire la main : en métal, en bois, en béton, aériens, souterrains…
Le tout a été financé pour moitié par la filière industrielle des réseaux électriques, pour moitié par la région Aquitaine, pour un coût global de l’ordre de 150 000 euros. C’est la première année scolaire que ce lycée de la périphérie bordelaise forme des élèves au certificat de spécialisation pour devenir technicien dans le montage de réseaux électriques. Une formation d’un an, à passer juste après le bac. Cinq élèves ont répondu présent. A terme, ce pourra être trois fois plus, selon l’établissement.
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