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Dans son infinie sagesse, Warren Buffett jugeait que les obligations de transparence sur les salaires des patrons s’étaient révélées contre-productives. Au lieu de tempérer les ardeurs des plus gourmands, ces règles les avaient incités à demander toujours plus, chacun voulant gagner davantage que son voisin. Partout, c’est la course à l’échalote, y compris dans les banques françaises.

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En mai 2025, l’assemblée générale de BNP Paribas avait approuvé une hausse de 25 % du salaire fixe de Jean-Laurent Bonnafé, le directeur général, au 1er janvier 2025, qui est ainsi passé de 1 843 000 à 2 300 000 euros. C’est la deuxième augmentation dont a bénéficié le dirigeant depuis qu’il a pris les rênes de la banque en 2011.

Etait-il raisonnable, dès lors, de laisser Slawomir Krupa, directeur général de la Société générale depuis mai 2023, à « seulement » 1 645 000 euros de salaire fixe ? Le conseil d’administration de la banque rouge et noire a décidé, le 25 février, de lui donner un léger coup de pouce : le salaire fixe de M. Krupa, si l’assemblée générale l’approuve, va augmenter de 45 % pour atteindre 2 400 000 euros au 1er janvier 2026.

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