Avec ses rafales soufflant à 305 km/h, il ne faisait aucun doute que l’ouragan Melissa, qui a dévasté la Jamaïque, Haïti, Cuba, la République dominicaine et les Bahamas durant les derniers jours d’octobre 2025, était un phénomène d’une puissance exceptionnelle.
C’est désormais confirmé : le cyclone, qui a causé la mort d’au moins 95 personnes dans les Grandes Antilles, dont 45 à la Jamaïque et 43 en Haïti – ainsi qu’une trentaine de disparus –, était « le plus puissant ayant jamais touché terre » dans l’Atlantique Nord et les Caraïbes, « à égalité avec Dorian aux Bahamas en 2019 et l’ouragan de la Fête du travail dans les Keys en Floride (1935) », a résumé le National Hurricane Center de Miami dans son rapport final sur l’ouragan Melissa, publié mercredi 25 février. L’agence américaine, qui coordonne le suivi des phénomènes cycloniques dans l’Atlantique Nord, a indiqué avoir mesuré une rafale de 406 km/h, soit « le vent le plus fort jamais enregistré par catasonde dans un cyclone tropical ».
Quatre mois après ce cataclysme, les pays caribéens continuent de panser leurs plaies. La Jamaïque, Cuba et Haïti en sont désormais « au début de la phase de reconstruction, malgré des dommages persistants aux infrastructures, des perturbations des services et des risques pour la santé publique », notait le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) dans un rapport mis en ligne le 24 février. Selon l’organisme onusien, 3,7 millions de personnes ont eu besoin d’aide humanitaire dans les pays touchés par Melissa. L’Unicef indique avoir aidé 782 000 personnes sinistrées à retrouver l’accès à l’eau potable et 405 000 à se soigner.
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