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Histoires Web samedi, février 28

Seul membre féminin de la nébuleuse d’artistes expérimentaux à l’origine du mouvement Fluxus, créé en 1962, Alison Knowles (1933-2025) en a été une personnalité très active dont le nom a été quelque peu éclipsé par les trajectoires des grandes figures de ce courant, et aussi parce que son œuvre fut largement performative et collaborative, laissant, dans son cas, moins de traces muséales. Redécouverte dans les années 2000 à la faveur de la reprise de performances, comme son Make a Salad, qu’elle a refait dans le Turbine Hall de la Tate, à Londres, en 2008 – soit la préparation d’une salade géante, remuée et servie à l’aide d’un râteau à feuilles –, performances qui, dès 1962, lui ont fait pratiquer une esthétique relationnelle embrassant les valeurs fluxiennes : fusion de l’art et de la vie, humour, poésie et rejet du formalisme élitiste.

L’exposition présentée au Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Etienne (MAMC+) est la toute première rétrospective consacrée à l’artiste américaine. Itinérante, elle fut d’abord présentée, en 2022, à Berkeley, en Californie, puis, en 2024, à Wiesbaden, en Allemagne, avant de partir ce printemps à Copenhague et de terminer son parcours de manière symbolique à New York, au Musée de NYU (New York University), dans la ville où elle a vécu toute sa vie, mais où elle n’avait encore jamais bénéficié d’une vraie exposition.

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