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Histoires Web mercredi, février 25

Pressé de toutes parts pour détailler les orientations de son futur projet de loi d’urgence agricole, le gouvernement temporise. Mardi 24 février, les représentants des grandes cultures, blé, betteraves, maïs, pommes de terre, affiliés à la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), ont poussé « un coup de gueule » lors du Salon international de l’agriculture, dénonçant ce qu’ils considèrent comme des atermoiements. « On ne va pas se coucher. On ira manifester », a menacé Franck Sander, président de la Confédération des planteurs de betteraves.

Quelques heures plus tôt, Sébastien Lecornu, qui effectuait sa première visite à la grand-messe de la porte de Versailles, à Paris, en tant que premier ministre, répondait à ceux qui l’interrogeaient sur le sujet : « Le Salon va nous permettre de parachever la loi l’urgence, mais elle sera présentée en mars comme prévu ».

Ce texte, qui doit être examiné au Sénat avant l’été, devait selon sa présentation initiale comporter des mesures sur l’eau, sur la lutte contre la prédation du loup, et sur les « moyens de production », un chapitre susceptible d’inclure le sujet des pesticides. Sur ces sujets sensibles, dont plusieurs organisations craignent qu’ils soient l’occasion de reculs environnementaux, la ministre de l’agriculture, Annie Genevard, dit vouloir poursuivre les échanges.

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