Meilleures Actions

Le cofondateur de Place publique Raphaël Glucksmann et l’ancien président François Hollande ont défendu, lundi 23 février, la souveraineté alimentaire, mais surtout la rupture avec La France insoumise (LFI), lors de leur déplacement au Salon de l’agriculture.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le 62ᵉ Salon de l’agriculture ouvre ses portes, sans vaches et dans un contexte de tensions syndicales

Dans des déambulations séparées, les deux représentants de la social-démocratie ont multiplié les selfies avec le public, et ont chacun eu droit à des encouragements à se lancer dans la course à la présidentielle, même s’ils ont tous les deux refusé de s’exprimer sur le sujet.

Interrogé sur les élections municipales, prévues pour les 15 et 22 mars, Raphaël Glucksmann a répété qu’il « n’y aura pas d’alliance avec La France insoumise ». « Vous ne verrez pas le logo de Place publique avec celui de La France insoumise », a-t-il assuré.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Olivier Faure et Raphaël Glucksmann, deux rivaux et deux visions stratégiques divergentes pour 2027

Son entourage a précisé que les candidats de Place publique qui se trouvent sur des listes communes avec le Parti socialiste quitteraient ces listes si les socialistes faisaient le choix au deuxième tour de fusionner avec LFI, comme l’a évoqué le parti à la rose « dans de rares cas ».

Raphaël Glucksmann s’est dit convaincu qu’« une majorité de Français sont extrêmement inquiets par la brutalisation, par la polarisation du débat ». « Quand on porte un discours de nuances, de tolérance de l’altérité, on rencontre l’aspiration profonde du peuple », a-t-il ajouté.

L’ancien président de la République François Hollande s’entretient avec un éleveur, au Salon international de l’agriculture, à Paris,le 23 février 2026.

« Eviter les extrêmes »

François Hollande, de son côté, a fustigé « la responsabilité de Jean-Luc Mélenchon », qui a « contribué à banaliser l’extrême droite ». L’ancien président s’est dit persuadé que « l’espace existe en 2027 pour la gauche réformiste, la social-démocratie », qui doit démontrer qu’elle « peut permettre à la France d’éviter les extrêmes ».

Les socialistes ne « peuvent plus avoir d’alliance » avec LFI, y compris au second tour des municipales, avait déjà estimé, le 18 février, François Hollande, qui qualifiait le mouvement mélenchoniste de formation « d’extrême gauche » par ses liens avec la Jeune Garde, mis en cause dans la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque.

Sur le plan agricole, François Hollande a fait part de sa préoccupation concernant la « sécurité et la qualité de l’alimentation ».

Raphaël Glucksmann a, pour sa part, défendu l’idée que, sur les 234 milliards d’euros de fonds de compétitivité européens, il y ait au moins « 20 milliards » d’euros alloués aux stocks stratégiques européens, « pour que nous puissions devenir des véritables acteurs indépendants en matière agricole et alimentaire », a-t-il expliqué. Il a aussi plaidé pour une politique agricole « refondée », jugeant qu’elle était aujourd’hui « ni égalitaire, ni écologique, ni efficace en matière de souveraineté ou en matière économique ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés François Hollande, un retour pour la présidentielle de 2027 semé d’embûches

Le Monde avec AFP

Share.