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Au premier abord, la décision de la Cour suprême qui a invalidé, vendredi 20 février, les droits de douane dits « réciproques » mis en place par Donald Trump, semblait une bonne nouvelle. Mais les entreprises européennes n’ont guère eu le temps de se réjouir, tant le week-end a apporté son lot de rebondissements pour s’achever dans la plus grande confusion. « On entre dans une nouvelle phase d’incertitude, c’est forcément inquiétant », s’alarme Alexandre Saubot, PDG de la société Haulotte et président de France Industrie, le lobby des industriels tricolores.

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Le président américain, en effet, a répliqué au désaveu de la plus haute autorité judiciaire américaine jugeant qu’il avait outrepassé ses pouvoirs, en imposant une nouvelle taxe sur les marchandises entrant aux Etats-Unis quelle que soit leur provenance. Une mesure prise sur le fondement du Trade Act, une base juridique alternative à celle que Donald Trump avait utilisée en avril 2025 et que la Cour suprême a dénoncée.

L’article 122 de ce texte autorise ainsi le gouvernement américain à imposer des taxes douanières pour une durée de cent cinquante jours, renouvelables en cas d’accord du Congrès. Un dispositif appelé à entrer en vigueur mardi 24 février. Sachant que, samedi, jouant la surenchère, Donald Trump a annoncé qu’il porterait le taux à 15 %, le maximum autorisé par le Trade Act. Soit exactement le montant de la taxe en vigueur pour une bonne partie des entreprises européennes.

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