
Pour une fois, Donald Trump n’avait pas laissé la presse assister à son allocution devant des gouverneurs, invités à la Maison Blanche en cette matinée du vendredi 20 février. Sa colère a donc d’abord éclaté à huis clos, à l’annonce de la décision de la Cour suprême censurant une grande partie de ses droits de douane. En salle de presse, à la mi-journée, Donald Trump a redoublé de vigueur, s’en prenant aux six juges de la Cour – trois libéraux et trois conservateurs – qui ont formé une majorité inhabituelle contre lui. « Ils sont très antipatriotiques et déloyaux envers notre Constitution », a asséné le magnat, parlant de « honte » et d’« embarras pour leurs familles ».
Le 2 avril 2025, l’introduction de vastes taxes douanières réciproques par les Etats-Unis avait été présentée par l’administration comme le « jour de la libération ». Il est annulé. Voilà le président privé de son instrument favori de pression, de punition et de chantage, employé à de nombreuses reprises depuis un an, y compris contre des pays voisins, comme le Mexique et le Canada.
Le regard sombre, Donald Trump a lu un texte, puis répondu à des questions pendant quarante-cinq minutes, sans jamais clairement expliquer quelles « alternatives puissantes » seront employées pour préserver les tarifs et rapporter « plus d’argent » dans les caisses fédérales. « Les pays étrangers qui nous volaient depuis des années sont en extase, a-t-il dit. Ils sont tellement heureux. Et ils dansent dans les rues, mais ils ne vont pas danser longtemps. »
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