
Un sérieux problème de robinet. Est-ce à cause d’une pression trop faible, de joints défectueux, ou encore d’un espoir initial démesuré ? A Bercy, les experts l’admettent avec amertume : en 2025, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) a alimenté bien moins que prévu les caisses publiques, pour la troisième année consécutive. Une situation « préoccupante », s’agissant de la première ressource fiscale du pays. C’est pourquoi, après l’examen d’un rapport commandé en urgence, la ministre du budget Amélie de Montchalin a annoncé de premières mesures, jeudi 12 février, juste avant de quitter Bercy pour présider la Cour des comptes. A charge pour son successeur de les mettre en œuvre afin de colmater durablement les fuites.
Le point de départ est simple. Selon le budget de François Bayrou adopté en février 2025, la TVA devait rapporter 101,4 milliards d’euros à l’Etat en 2025, soit 4,7 % de plus que l’année précédente. Or, les rentrées se sont révélées décevantes. Selon les derniers chiffres, encore provisoires, les recettes nettes issues de la TVA, au lieu de grimper nettement, ont reculé sur l’année de 0,9 % à périmètre constant, à 98,1 milliards d’euros. Soit 3,3 milliards d’euros de moins qu’attendu au départ pour la partie de la TVA qui revient à l’Etat. En intégrant l’autre moitié des recettes, destinée aux collectivités locales et à la Sécurité sociale, l’écart global entre les prévisions et la réalité dépasse 6 milliards d’euros.
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