
La prochaine feuille de route énergétique de la France, dont la publication maintes fois reportée est désormais prévue jeudi 12 février, confirmera la relance de la filière nucléaire et la construction de nouveaux réacteurs. Elle comportera également des objectifs de déploiement de l’éolien terrestre et du photovoltaïque moins élevés « qu’initialement prévu », selon le ministre de l’économie, Roland Lescure, au motif qu’« on consomme moins d’électricité que prévu ». La France est en effet en situation de surcapacité électrique : la production augmente, mais la demande reste stable. Dans ce contexte, de nombreuses voix, notamment à droite et à l’extrême droite, ont appelé ces dernières années à revoir à la baisse le développement des renouvelables.
D’autres acteurs, largement minoritaires, tentent d’installer dans le débat une autre proposition : celle de mettre à l’arrêt, de manière temporaire, un petit nombre de réacteurs nucléaires qui pourraient ensuite être remis en service en fonction des besoins. Pour l’association Energies renouvelables pour toutes et tous, à l’origine de cette idée présentée début février, cette « mise sous cocon » est un moyen de garder en réserve des moyens de production fiables, économiques et déployables rapidement pour faire face, notamment, aux incertitudes concernant la demande d’électricité.
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