
La filière française des vins et spiritueux traverse une période de fortes turbulences. Sous l’effet des tensions commerciales avec les Etats-Unis et la Chine, elle subit un reflux de ses exportations. Après les reculs déjà enregistrés en 2023 et 2024, le millésime 2025 s’avère plus amer. Selon les chiffres publiés mardi 10 février par la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS), les exportations de vin, champagne et cognac ont enregistré une baisse de 8 % en valeur sur un an, pour atteindre 14,3 milliards d’euros. Quant aux volumes, ils se replient de 3,3 %.
La FEVS tient toutefois à souligner que malgré ce trou d’air, le secteur dégage un excédent commercial de 13,2 milliards d’euros, en recul toutefois de 7,6 % sur un an. Cette baisse, estimée à 1,1 milliard d’euros, a contribué au plongeon de la balance commerciale agroalimentaire française qui s’est établi, pour 2025, à 200 millions d’euros, au plus bas depuis plus de vingt-cinq ans.
Le choc le plus rude a été ressenti sur le marché américain. Donald Trump a, il est vrai, fait des vins et spiritueux français sa cible favorite. Son retour à la Maison Blanche a inquiété les acteurs de la filière, déjà échaudés par les droits de douane appliqués sur les importations de vins français, lors de sa précédente mandature. Dès sa prise de fonctions, M. Trump s’est lancé d’emblée dans une violente bataille commerciale, allant jusqu’à brandir des menaces de taxation à hauteur de 200 %. Finalement, la pression est retombée quelque peu avec une taxation fixée à 10 % à partir d’avril 2025 pour les vins et spiritueux entrant sur le territoire américain. Un taux qui a été revu à la hausse en août et qui est désormais fixé à 15 %.
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