
Cap sur les pays du Golfe. Après avoir longtemps reçu des financements occidentaux, puis chinois, l’Afrique se tourne désormais vers la finance islamique, avec l’espoir de puiser dans les vastes réserves de liquidité des pays du Golfe. Le Bénin a émis, en janvier, une sukuk, une obligation conforme aux principes islamiques, d’un montant de 500 millions de dollars (423 millions d’euros) et d’une maturité de sept ans. Adossée à un actif, avec un transfert temporaire du droit de propriété, sa rémunération prend la forme de loyer ou de parts des profits, plutôt que du versement d’intérêts. L’opération est présentée comme un succès puisque la demande des investisseurs a été sept fois supérieure au montant levé.
« Pour gagner en marge de manœuvre, nous voulons diversifier nos instruments financiers et nous tourner vers des investisseurs ailleurs qu’en Europe et aux Etats-Unis », explique Ghislain Hologan, conseiller du ministre de l’économie béninois pour les financements internationaux. En 2025, M. Hologan et ses collègues se sont rendus dans les capitales des pays du Golfe pour faire la promotion de leur pays auprès d’investisseurs « qui, au départ, étaient méfiants, mais veulent faire fructifier un capital sur le long terme et ne sont pas dans la spéculation de court terme », explique ce dernier. Le marché du sukuk offre aussi, selon lui, l’avantage d’être « beaucoup moins volatil » que d’autres obligations traditionnelles.
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