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Au Japon, la très nationaliste première ministre libérée par l’écrasante victoire de son camp aux législatives

La « Sanamania » suintait dans les sondages. Elle a submergé les urnes. La vague de soutien à la première ministre, Sanae Takaichi, a permis au Parti libéral-démocrate (PLD) de remporter les législatives anticipées organisées dimanche 8 février au Japon. Avec 316 sièges (sur 465), contre 198, dans l’Assemblée sortante, la formation conservatrice obtient une très large majorité. Laminée, l’opposition paraît plus affaiblie et fragmentée que jamais.

Adepte du « travail, travail, travail, travail », la cheffe du gouvernement a les mains libres pour appliquer son programme de relance budgétaire, de renforcement de la posture sécuritaire du Japon, notamment face à la Chine et en coopération avec les Etats-Unis, et de contrôle accru de l’immigration pour donner libre cours à ses pulsions nationalistes.

« Nous avons la lourde responsabilité d’honorer les promesses électorales que nous avons faites », a réagi Mme Takaichi, arrivée au pouvoir en octobre 2025 à la faveur d’un scrutin interne au PLD pour remplacer l’impopulaire Shigeru Ishiba (2024-2025), déconsidéré après les défaites du parti aux législatives de 2024 et aux sénatoriales de 2025. Le PLD payait les révélations de scandales liés à l’existence de caisses noires et à ses liens avec l’ex-Eglise de l’unification, aussi connue sous le nom de secte Moon, ainsi que son incapacité à enrayer la hausse des prix.

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