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« 400 euros pour brûler une voiture » : près de Nancy, la piste d’une dette de stups et les cinq morts collatérales dans un incendie

Sur la première tombe, côté église, sont gravés trois prénoms pour un même nom de famille : « Diego L. », 16 ans, et ses parents de 59 et 60 ans, « Didier » et « Catherine ». Sur une autre, creusée à l’autre bout du cimetière, côté funérarium, sont posés un hippopotame en peluche et le portrait d’une jeune femme de 20 ans : « Morgane J. »

Une plaque vient rappeler que son cousin de 16 ans, Alonzo C., est mort la même nuit du 29 au 30 novembre 2025, dans le même incendie à Neuves-Maisons (Meurthe-et-Moselle), petite ville de la périphérie de Nancy. Avec une thèse privilégiée par les enquêteurs : celle d’un règlement de comptes, sur fond de trafic de stupéfiants, qui aurait raté sa cible et emporté avec lui cinq victimes collatérales.

Au-delà de la tragédie familiale, l’affaire illustre le visage ultraviolent du narcotrafic aujourd’hui, où des commanditaires présumés emploient, depuis leur lieu d’incarcération, une main-d’œuvre jeune et précaire qui bien souvent ne sait pas qui elle vise, ni pourquoi, et frappe partout sur le territoire, avec des craintes de représailles.

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