L’avion bleu transportant le pape se préparait à atterrir sur le port de Beyrouth, quand deux avions de chasse se sont approchés de la carlingue pour l’escorter dans sa descente. Après trois jours en Turquie dans une atmosphère relativement indifférente, Léon XIV a été accueilli chaleureusement au Liban, dimanche 30 novembre, deuxième étape de son premier voyage en dehors de l’Italie depuis son élection, en mai. Partout, sur la route, dans les rues, sur les ponts, des panneaux le représentant saluant la foule ont été accrochés.
Après avoir rendu une visite de courtoisie au président libanais, Joseph Aoun, et s’être entretenu avec le président de Chambre des députés, Nabih Berri, et le premier ministre, Nawaf Salam, Léon XIV s’est adressé aux autorités, à la société civile et au corps diplomatique. Comme en Turquie, il a donné à voir sa méthode : une forme de réserve, des mots pesés au trébuchet et des messages à lire en filigrane.
Louant les dirigeants du pays du Cèdre, qu’il a soigneusement évité de froisser, le pape les a qualifiés d’« artisans de la paix, dans des circonstances très complexes, conflictuelles et incertaines ».
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