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Portables en prison : 29 millions d’euros pour assainir la situation dans six maisons d’arrêt

En bon politique, Gérald Darmanin n’a pas l’habitude de se faire imposer un agenda autre que le sien en matière de communication. Mais depuis l’assassinat, à Marseille, jeudi 13 novembre, de Medhi Kessaci – le frère d’un militant écologiste engagé dans la lutte contre le narcotrafic –, le garde des sceaux était soit absent, soit sur la défensive. Absent de la réunion à l’Elysée, mardi 18 novembre, autour du président de la République, en raison d’un voyage aux Emirats arabes unis, où il est allé demander l’extradition d’une quinzaine de narcotrafiquants français présumés « particulièrement signalés ».

Et sur la défensive, lors de son déplacement à Marseille, jeudi, où il lui a fallu tenter d’expliquer pourquoi Amine O., détenu à Bourg-en-Bresse, considéré par les policiers comme un des cadres de la DZ Mafia susceptible de pouvoir commanditer un tel assassinat à distance, n’avait pas été transféré plutôt dans l’établissement de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), réservé aux narcotrafiquants. « Nous gagnons difficilement une bataille très très dure contre une organisation criminelle (…). La réussite que nous mettons en place doit s’accélérer », a déclaré le garde des sceaux.

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