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Histoires Web mercredi, février 11
voilà qui ne manque pas d’ironie »

En mars 2023, Credit Suisse s’est écroulé comme un château de cartes. Le numéro deux bancaire suisse, coupable de multiples errements, a été emporté par une vague de défiance engendrée par l’effondrement de deux banques régionales américaines. Plus de deux ans après, UBS, le sauveur de Credit Suisse, envisage son salut aux Etats-Unis : voilà qui ne manque pas d’une certaine ironie.

Selon un article publié lundi 17 novembre sur le site du Financial Times, Colm Kelleher, le président de la première banque suisse, a discuté ces derniers mois avec Scott Bessent, le secrétaire au Trésor américain, sur l’éventualité d’un transfert du siège social d’UBS de Zurich vers New York. L’administration Trump serait « réceptive » à un tel mouvement, assure le quotidien britannique.

Ces informations savamment distillées participent à la stratégie de défense d’UBS, engagée dans un bras de fer avec le gouvernement suisse. Après avoir orchestré, en un week-end, le sauvetage de Credit Suisse par son concurrent, les autorités helvétiques ont réalisé, un peu tard, que le nouveau colosse, dont la taille du bilan représente 175 % du produit intérieur brut suisse, ferait courir un risque majeur à la 20ᵉ économie mondiale si, à son tour, il vacillait.

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