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Histoires Web samedi, août 30
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« Je n’oublierai jamais ce que j’ai ressenti en arrivant en France. C’était un mélange de déni et de choc. Ça faisait un an et demi que je vivais sous une tente, à Gaza. Mon quotidien, c’était des bombardements et des rues détruites. Et je ne pensais pas en sortir. J’ai mis du temps à réaliser que j’étais vraiment à Paris. Je marchais dans les rues, je regardais les gens et les immeubles. J’étais fasciné par ce que je voyais. C’était encore plus beau que ce que j’imaginais. Petit à petit, je suis revenu à la réalité.

C’est difficile parce que je connais la situation de mon pays, et ma famille est restée là-bas. J’ai quitté Gaza le 16 avril. Nous sommes un groupe d’une trentaine de personnes à avoir pu passer, ce jour-là, le poste-frontière de Rafah pour nous rendre en France. D’autres gens ont été autorisés à sortir, qui devaient aller en Belgique, en Suède ou au Canada. Des bus nous attendaient de l’autre côté du check-point. Nous avons été conduits à Amman, en Jordanie, où nous avons passé deux nuits, avant de prendre l’avion pour Paris. J’ai pu partir parce que j’avais obtenu, en janvier 2024, une bourse pour étudier la musique au Centre de formation de musiciens intervenants d’Ile-de-France, à l’université Paris-Saclay.

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