Les fans de Zelda, Mario et Donkey Kong s’en moquaient un peu du « jour de la libération » promis par Donald Trump. Mercredi 2 avril, c’était pour eux le moment très attendu des annonces de Nintendo concernant le lancement de sa nouvelle console, la Switch 2, successeure de son best-seller. Ce sera donc le 5 juin. Mais les amateurs de jeux vidéo ont vite déchanté. Armé de ses taxes, Donald Trump se pose en « boss final » redoutable, l’ennemi ultime en langage de gameurs.
Nintendo avait pourtant bien anticipé une guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis. Instruit par le premier mandat du président américain, le géant japonais avait relocalisé plus de la moitié de sa production au Cambodge et, surtout, au Vietnam. Deux pays dont les exportations vers les Etats-Unis devraient être taxées respectivement à hauteur de 49 % et 46 %, selon le plan dévoilé par la Maison Blanche. Cela reste moins que les 54 % qui doivent s’appliquer aux marchandises chinoises, mais cela change la donne.
A première vue, le prix suggéré aux détaillants américains de 449,99 dollars pour la Switch 2 avait paru élevé. De quoi imaginer que Nintendo s’en était gardé un peu sous le joystick pour faire face à une hausse des droits de douane. Mais pas de cette ampleur. Et les centaines de milliers de consoles Switch 2 déjà expédiées aux Etats-Unis ne suffiront pas à amortir le choc.
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