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Certains l’appellent le « pilier européen » de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), d’autres évoquent une « européanisation » de l’OTAN, ou encore une « OTAN 3.0 »… Quels que soient les termes employés, l’idée que les Européens prennent davantage en charge leur propre défense collective, assurée depuis soixante-quinze ans par l’Alliance atlantique, au sein de laquelle les Etats-Unis occupent un rôle prééminent, est en train de s’imposer aux capitales du Vieux Continent. Le fait que les Etats-Unis de Donald Trump aient décidé de tourner le dos à l’Europe de manière volontaire pour se concentrer à la fois sur leurs propres frontières et sur l’Asie – avec la Chine en ligne de mire –, tout en se rapprochant de la Russie de Vladimir Poutine, laisse les Européens face à un chantier énorme.

Pete Hegseth, le secrétaire à la défense américain, avait déjà prévenu, le 12 février, lors de son passage au siège de l’organisation, à Bruxelles, que « les Etats-Unis ne tolérer[aient] plus une relation déséquilibrée [avec les Européens] qui encourage la dépendance ». Marco Rubio, le secrétaire d’Etat américain, est désormais attendu, jeudi 3 avril et vendredi 4 avril, pour une réunion ministérielle, pendant laquelle il devrait confirmer la position de Washington en faveur d’un meilleur « partage du fardeau » de la défense collective du continent.

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