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Comme les Beatles, ils étaient trois au début. Comme eux, ils venaient du Royaume-Uni, mais de la banlieue ouest de Londres plutôt que de Liverpool. Comme eux, enfin, celui qui incarnait John Lennon est décédé de mort violente bien avant les trois autres, toujours en vie en détention. Ceux que les otages de l’organisation Etat islamique (EI) avaient surnommés « les Beatles », à cause de leur accent britannique, ont compté parmi les pires geôliers du groupe djihadiste au temps où il se livrait, au milieu des années 2010 en Syrie, à un sordide commerce d’otages occidentaux, avant d’exécuter plusieurs d’entre eux.

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Il a beaucoup été question des « Beatles » de Daech (acronyme arabe de l’EI) lors du procès des geôliers et tortionnaires du groupe djihadiste qui s’est tenu, du 17 février au 21 mars, devant la cour d’assises spéciale de Paris. Mais aucun des trois membres restants de ce sinistre groupe n’a témoigné devant la cour, même à distance. Au dire de la plupart des otages, ils avaient remporté la palme de la cruauté dans l’enfer carcéral mis sur pied par l’EI pour ses détenus arabes et occidentaux, qu’ils soient journalistes, travailleurs humanitaires ou simples citoyens syriens considérés, à tort ou à raison, comme des ennemis de la cause djihadiste.

Ils avaient ainsi pris l’habitude de donner des noms de chien ou des numéros à leurs otages ; ce sont eux qui ont imposé la tenue orange des condamnés à mort, reprenant les codes vestimentaires de Guantanamo, le centre de détention américain installé sur une base des Etats-Unis à Cuba. Leur spécialité ? La battle royale, des combats entre otages dont le perdant se voyait gratifié d’une séance de waterboarding, la tête plongée dans la cuvette des toilettes.

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