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En matière d’enquêtes judiciaires, l’art de traiter un indicateur de police requiert du tact et du sang-froid, une grande maîtrise de soi et se révèle rarement exempt de tout danger. Pour en avoir méconnu les principes élémentaires dans une matière où il a pourtant excellé vingt-sept années durant, Christophe D., 50 ans, un major affecté à l’Office anti-stupéfiants (Ofast), comparaissait, mardi 25 mars, devant la justice, suspecté d’avoir révélé des informations confidentielles, violé le secret professionnel et consulté indûment des fichiers au profit d’un trafiquant notoire qu’il espérait recruter comme sa « source ». « Dans le seul intérêt du service », a-t-il répété à la barre, retrouvant dans sa posture, les mains jointes devant lui, le dos raide, l’attitude réglementaire du gardien de la paix qu’il fut avant de gravir l’échelle hiérarchique grâce à d’excellents résultats.

Sa disgrâce judiciaire, inattendue dans une carrière jalonnée de succès et de « féloches » – les lettres de félicitations en usage dans son administration –, s’est nouée en cinq minutes et une poignée de secondes, le 26 août 2024, lorsque ce policier a, de son propre aveu, peut-être péché par excès de confiance dans ses capacités à fabriquer un « indic ».

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